Portrait d’auteur

Zoom sur un projet de vie qui éclot en son temps.

SOO KOOH vous présente l’auteure de son premier livre autoédité « Des rêves plein le cœur » de Cellia TAKAMGANG.

Un voyage grâce aux mots, ceux pour quoi SOO KOOH œuvre au travers de son engagement.

DITES-MOI, Comment êtes-vous arrivée à ce beau métier ?

C’est par passion et conviction que le monde de l’écriture s’est ouvert à moi. Parce que les écrits restent.

Je lis énormément, je suis curieuse. J’aime écrire, coucher des émotions sur le papier. Et cette fois-ci, je partage des mots qui me touchent.

Le déclic a été ma fille aînée, puis mes garçons.

Notre société moderne traverse une période de l’histoire qui ne laisse personne indemne. Je voulais des livres, édités en France, pour illustrer certains de mes propos.

Trouver des livres avec plus de diversité. Des ouvrages qui permettent à ma fille de 5 ans de s’identifier aux personnages n’a pas été chose simple. L’offre, dans le paysage de la littérature jeunesse, est assez inégale.

Beaucoup d’initiatives font évoluer les choses.

Donc je voulais écrire un livre pour enfant. Je voulais donner l’exemple. Dire à mes enfants quand la démarche est sincère, il ne faut pas avoir peur de se lancer.

Alors voilà !

autodidacte ?

Oui oui !! Totalement !

J’ai grandi avec des livres cachés, je dirais. Comme précieux, il ne fallait surtout pas qu’ils s’abîment. Or pour que les mots vivent, il faut tourner les pages du livre pour libérer les trésors qu’il renferme.

J’ai embrassé plus jeune le monde des sciences. Ce qui m’a convenu un certain temps. Jusqu’au moment ou j’ai ressenti le besoin d’être totalement en harmonie avec moi-même.

Parce que dans la société africaine de mon enfance, « Ecrire un livre pour enfant » était étiqueté comme une éventuelle occupation, non comme un métier à part entière.

Défaire ce schéma n’est pas simple. Et ça je ne le regrette pas !

Quelles sont les valeurs que vous portez ?

La bienveillance est mon leitmotiv !! Notre société en manque tant.

Par mes mots, je veux contribuer à l’éducation des enfants en transmettant :

  • La confiance en soi pour pouvoir faire confiance à l’autre ;
  • L’estime de soi pour croire en ses capacités ;
  • Le respect qui est une vertu pour le vivre ensemble ;
  • La persévérance pour tenir bon ses rêves ;
  • La curiosité pour mieux se comprendre et construire ensemble.
Où trouvez-vous votre inspiration ?

Dans la vie, les situations du quotidien, des événements passés et à venir.

Il faut dire que pour mon premier livre, j’avais une idée précise de ce que je voulais écrire. Les émotions à transmettre étaient assez claires. C’est une histoire que je porte en moi depuis … Je ne m’en rappelle plus.

Quel est le livre qui vous a le plus marquée ?

Hum, je dirais plutôt les livres que je redécouvre en ce moment :

  • L’homéopathie et ses bienfaits, je n’ai plus le nom de l’auteur en tête,
  • Chant d’Ombre de Léopold Sédar SENGHOR,
  • L’hibiscus pourpre de Chimamanda NGOZI ADICHIE,
  • Kofi and His Magic de Maya ANGELOU …

Et puis il y a aussi la tonne de livres jeunesse que je lis à mes enfants !

Comment avez-vous vécu la rédaction de votre premier livre ?

Ecrire ce premier livre a été intense. De vrais montagnes russes émotionnelles dans toutes leurs splendeurs.

Ce livre ! C’est le fruit de belles rencontres avant tout ! Par exemple.

Un livre pour enfants sans illustration n’est rien. J’avais commencé à faire quelques dessins. Et au hasard d’un forum, j’ai rencontré Nim, une étudiante aux Beaux-Arts, qui a tout de suite été séduite par l’histoire. Sous son coup de crayon, les illustrations qui me manquaient ont pris vie. Elle a complété la magie de mon histoire.

Un beau livre, c’est bien. Un livre sans faute de grammaire et d’orthographe, c’est mieux. Là encore, Monique a pris de son temps pour lire mon livre.

J’ai tant d’exemples.

Pouvez-vous me résumer le monde de l’écriture sous votre regard ?

C’est un monde rude pour tous les livres oubliés. Pour toutes ces heures de travail acharnées recouvertes de poussière.

Je ne suis pas du métier. Je n’en maîtrise pas les codes. J’apprends chaque matin en faisant pour voir ce qui fonctionne. Si comme moi, il s’agit d’une reconversion professionnelle. Il faut tenir bon et faire fi du syndrome de l’imposteur.

C’est un métier qui appelle à être humble. Parce que l’auteur souhaite que ses mots parlent à tous ce qui n’est pas garanti. Mais quelle fierté lorsqu’il touche une personne.

Avez-vous des projets littéraires à paraître ?

Oui, tellement ! Comme par exemple la suite de  » Des rêves plein le cœur « . Mais je préfère ne pas en dire plus pour le moment.

Cellia, je vous remercie pour votre sincérité.

SOO KOOH vous souhaite que votre livre soit feuilleté par un tas de petites mains.

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