Terre

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25 avril 2020 Conseil littéraire 0

PATIENTE, LA TERRE A BESOIN DE CHACUN POUR RESPIRER.

kjpargeter – Freepik.com

Le 21 Avril dernier était une journée importante.

C’était la Journée Mondiale de la Terre #earthday . Pourquoi une telle date ?

Cette date est une piqûre de rappel à chacun de nous ! Une alarme qui rappelle qu’il est important de prendre du temps, de s’arrêter un instant pour apprécier la richesse de la biodiversité présente sur la Terre.

Oui, mieux apprécier pour prendre conscience de ce que l’homme pourrait perdre. Voilà l’enjeu d’une telle journée. Car prendre soin de la Terre, c’est aussi prendre soin de soi-même. Tout cela ne forme-t-il pas un tout ?

UNE PETITE HISTOIRE

Voyez-vous, ma fille aînée sait que la Terre est ronde. De part notre passion pour les livres, elle a de très beaux livres qui expliquent bien cela. Mais elle avait du mal à comprendre comment une action qui se passe à l’autre bout du monde peut influer sur notre quotidien. Et vice versa comme avec par exemple le réchauffement climatique …

Des fois il est opportun d’allier une représentation aux mots.

Un mercredi après-midi, j’ai donc acheté un vase « boule » (presque de la taille d’un aquarium d’ailleurs), de la peinture (j’ai pris le soin de la choisir épaisse mais aussi liquide). Ils ont été mes outils pour expliquer le principe de l’interdépendance qui lie notre survie à tous.

Tout d’abord, j’ai choisi trois couleurs qui tranchent : le rouge vif, le noir et le vert fluo. Apres avoir ouvert chacun des tubes à leur tour, j’ai déposé délicatement sur la paroi intérieure du vase une grosse goutte de chaque couleur à bonne distance les unes des autres.

Ensuite, j’ai ensuite rempli délicatement le vase d’eau du robinet, tout en essayant de préserver les gouttes de peinture. Et j’ai réalisé que la peinture était bien trop épaisse pour se diluer aussi facilement que je le pensais.

J’attrape une cuillère en bois. Et hop hop, je me mets à mélanger le tout.

Au début rien. Puis au fil des tours, les grosses goutte de peinture laissent de nettes traînées de couleurs dans l’eau translucide. L’eau s’assombrit pour finalement ressembler à une mixture noirâtre. A cela s’ajoute le fait que les trois spots de peinture étaient encore visibles sur la paroi.

Voilà comment ma fille avait compris §

Elle a ensuite pu s’approprier totalement les livres expliquant les enjeux environnementaux.

LA PRÉSERVATION DES RESSOURCES

C’est par l’action collective que les choses peuvent grandir. Pour cela il faut savoir. Pour savoir il faut apprendre.

Il n’y a pas de petits actes. Chacun à notre niveau, nous pouvons impulser une dynamique. Et cela commence souvent à la maison, auprès des futures adultes que seront nos enfants. Un livre est le support optimale pour exposer et expliquer.

Une journée ne fait pas tout. Agir au quotidien peut aider.

Site des Nations Unies : https://www.un.org/fr/observances/earth-day

C’est par l’apprentissage qu’un enfant peut comprendre. Pour aborder ce thème très important, voici des beaux ouvrages.

La princesse à l’eau claire (Scholastic Editions)

Source : Scholastic Editions

Lectorat 4 – 9 ans

Résumé :

Un grand récipient repose sur la tête de la princesse Gie Gie, telle une couronne. L’eau potable se fait rare dans son royaume aux couleurs chaudes.

Chaque matin, elle se lève avant le soleil pour marcher jusqu’au puits. Lorsqu’elle revient à la maison, après avoir fait bouillir l’eau pour la boire et pour nettoyer les vêtements de sa famille, Gie Gie pense à ce voyage que demain amènera. Et elle rêve.

Elle rêve d’un jour où son village africain aura une eau claire et limpide.

L’avis SOO KOOH :

C’est une histoire pleine d’espoir et de persévérance face aux durs tracas de populations dans des zones reculées et pauvres.

L’eau potable a une valeur inestimable, ce bel album le rappelle avec candeur. L’eau ne gaspille pas. Et surtout elle n’est inépuisable.

Faire jouer le droit à l’accès potable est encore valable de nos jours.

Oui pouvoir boire de l’eau du robinet est un luxe à de nombreux endroits.

Un ouvrage qui se savoure.

Le secret du rocher noir (L’école des Loisirs)

Lectorat : 4 – 9 ans.

Résumé :

Erine a de la chance : elle habite au bord des flots, à côté d’un joli port de pêche.

Erine n’a pas de chance : sa maman lui a interdit de sortir en mer car au large, un terrible rocher noir fracasse les bateaux, terrifie les marins, et s’amuse à changer de place pour mieux les transpercer de ses pics acérés !

Erine a du courage : tous les jours, elle essaie de se cacher à bord, pour s’en aller voir ce fameux rocher de plus près. Et tous les jours, sa mère la trouve. Sauf aujourd’hui…

L’avis SOO KOOH :

C’est un « manifeste » pour la préservation des fonds marins. Nous savons à quel point les déchets de notre société sont un fléau pour la faune marine.

Cette belle histoire au teintes bleus des océans rappelle la fragilité de la nature. Mais aussi que chacun à sa place en tout respect.

Le texte est simple et accessible en lecture autonome.

Source : L’école des Loisirs

Wangari Maathai, la femme qui plante des millions d’arbres (Rue du Monde Editions)

Source : Rue du Monde Editions

Lectorat 5 – 9 ans

Résumé :

Cette Africaine est désormais célèbre dans le monde entier pour tous les courageux combats qu’elle a menés au service de la planète, des droits des femmes et de la liberté.

Dans son pays, le Kenya, comme ailleurs en Afrique, elle s’est opposée à la déforestation et a fait renaître des forêts avec l’aide de milliers de personnes.

Le prix Nobel de la Paix lui a été décerné en 2004.

L’avis SOO KOOH :

C’est l’histoire d’une femme qui attendait plus du monde, de notre société. Elle en est donc devenue actrice.

La femme et ses arbres, au travers le respect de la nature, la culture avec une approche pédagogique de l’épisode coloniale et de l’importance des démocraties.

Planète, mon amour ! (Hatier Editions)

Lectorat : 5 – 9 ans

Résumé :

Malgré leurs mésaventures, les oiseaux déplumés, les canards en voyage, les poissons qui nagent en eau trouble, les singes délogés, les insectes empoisonnés mettent tous leurs moyens en œuvre pour lutter contre le réchauffement de la planète, la déforestation, la pollution des eaux, la disparition de certains animaux…

En lisant ces cinq fables, petits et grands écocitoyens pourront discuter et agir ensemble.

L’avis SOO KOOH :

Trouvé par hasard dans une recherche de pépites, ce livre pousse petit et grand à se questionner.

A l’heure où la planète a du mal respirer, ce livre est plus que d’actualité !

Source : Hatier Editions

Les enfants de l’eau (Editions de L’Isatis)

Source : Editions de L’Isatis – Première édition
Source : Editions de L’Isatis

Lectorat : 4 – 9 ans.

Résumé :

Enfant d’ici, enfant d’ailleurs,
Enfant de l’eau…
Raconte-moi l’eau que tu vois,
L’eau que tu bois, l’eau qui te baigne…

Un véritable tour du monde sur un thème universel.
Avec leurs mots et leur langage, les enfants de douze parties du globe nous racontent ce que représente l’eau dans leur environnement : l’espace, la glace, le barrage, l’océan, la pluie, le lac, le fleuve, la cascade, la rizière, la patience, la mousson, le désert, la main tendue, l’avenir de toute vie… Un texte d’une grande poésie sur des images magiques
.

L’avis SOO KOOH :

Traduit en plus de cinq langues, ce bel album aborde la problématique de l’imlportance de l’au au travers le monde, sur différents contients.

C’est un texte poétique qui rappelle que l’au c’est avant-tout la vie. Les mots qui dépeignent différentes cultures ne cessent de la dire.

Voici un extrait :

« Pour moi, l’eau c’est l’évidence.
Le robinet que j’ouvre sans y penser,
La baignoire qui se remplit de bulles,
Le tourniquet qui verdit la pelouse,
Le lac qui nous rassemble pour les jeux des vacances…
Pour moi, l’eau c’est un éclat de rire. »

Bonne lecture

Cellia, SOO KOOH